Simone Mousset:
Mon travail vise à fabriquer des réalités alternatives qui remettent en question la façon dont nous, en tant qu’individus, nous positionnons dans le monde d’aujourd’hui. Je m’intéresse à l’appropriation et la déconstruction des formes de narration et de culture populaires, telles que les contes de fées, les documentaires, les poèmes, les chansons, les jeux vidéo, les émissions de télévision et, enfin, les spectacles eux-mêmes.

Attirée par le surréalisme, l’humour et le jeu avec les possibilités de la voix et de la parole, Simone Mousset est parrainée par le chorégraphe belge Koen Augustijnen lors du TalentLAB#16 au Grand Théâtre du Luxembourg.

Elle a reçu en 2017 le Lëtzebuerger Danzpräis/Prix Luxembourgeois de la Danse, pour son spectacle et faux «ballet-documentaire» BAL. Le carrefour artistique BOUGE! à KLAP Maison pour la danse à Marseille en 2018 lui permet de pousser plus loin les relations entre musique et voix qu’elle continue à explorer dans le programme Prototype de l’Abbaye de Royaumont en 2019.

Simone Mousset est accompagnée de manière régulière par The Place (GB) et TROIS C-L Centre de Création Chorégraphique Luxembourgeois (LU). Formée à Londres aux écoles Trinity Laban, Royal Academy of Dance et London Contemporary Dance School (en tant que membre de la compagnie EDge, ainsi que pour son MA), elle collabore avec des chorégraphes et compagnies de danse comme Dog Kennel Hill Project, Matthias Sperling (GB), Anu Sistonen (FI), Jean-Guillaume Weis (LU), Caracalla Dance Theatre (LB), ou encore Ballet Moskva, Provincial Dances, ou Olga Pona Company (RU), en Europe, au Moyen-Orient ainsi qu’en Russie et en Biélorussie.

 

HE PASSION OF ANDREA 2 | Simone Mousset

ENTRETIEN | Simone Mousset, The Passion of Andrea 2

En résidence au KLAP, Maison pour la Danse à Marseille (FR), Simone Mousset a répondu à nos questions avant de présenter lors de sa première française sa nouvelle création The Passion of Andrea 2 le 10 octobre 2019, dans le cadre du festival QUESTION DE DANSE.

Peux-tu nous expliquer comment la pièce a évolué au fil du temps ?

S. M. : En juillet, nous étions en résidence à Londres, Newcastle, et Berlin, et ce temps-là Lydia Sonderegger, notre costumière et set designer, nous a accompagné. Nous avons dû faire des choix assez intuitifs à propos du décor, notamment acheter tous les tissus pour coudre ces objets dont on avait envie, mais qui posaient à ce moment-là encore plus de questions que de réponses. Puis les semaines au Luxembourg avec le décor fini étaient une merveilleuse surprise. Nous avons eu la chance d’avoir une résidence sur scène au CAPE (Centre des Arts Pluriels Ettelbruck) en septembre, mais ce n’est qu’à Marseille, dans la salle de création et avec la pièce finie, que nous avons pu mieux comprendre le rôle et le potentiel du décor.

( suite de l’interview )

Extrait d’Article sur le site www.danse.lu  & http://www.kelemenis.fr/