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Introduction à la pièce par Monsieur Stéphane Gilbart ½ heure avant

[FR] Yves Beaunesne a proposé aux Théâtres de la Ville des mises en scène qui ont marqué les spectateurs: Le Canard sauvage, Le Récit de la servante Zerline, Lorenzaccio, Roméo et Juliette (en version bilingue français-néerlandais), L’Annonce faite à Marie ou encore Le Cid. À présent, Ruy Blas de Victor Hugo.

Pour Yves Beaunesne, il y a tout dans Ruy Blas: un conte de fées – un valet aime la reine et devient son premier ministre –, un mélodrame – deux cœurs purs saisis d’amour fou succombent à un serpent machiavélique –, une tragédie sociale – malgré sa valeur, un prolétaire meurt victime de la tyrannie des Grands – un drame romantique –, puisque l’homme du peuple a le génie pour couronne, sa place n’est plus dans les bas-fonds, mais au sommet de la société –, et une comédie digne de Louis de Funès et Yves Montand.

Avec Ruy Blas, ce «ver de terre amoureux d’une étoile», la valeur n’est plus la naissance mais le mérite. Hugo fait surgir sur les ruines de la tyrannie le héros du peuple en marche vers l’avenir. Et quand il dit «Si notre or est fumier, en revanche, notre fumier est or», n’est-il pas une nouvelle fois visionnaire?

Le monde ressemble trop à une poupée entre les mains de quelques marionnettistes, le théâtre de Hugo coupe ces fils dans un théâtre où les acteurs sont rois. Et en effet, pour lui donner vie, Yves Beaunesne compte cette fois encore sur le talent de ses interprètes. Certains l’accompagnent depuis un certain temps déjà. D’autres, qui se sont distingués ailleurs, l’ont rejoint. Une belle équipe dans laquelle Laure Roldán, remarquée entre autres au TalentLAB, sera assistante à la mise en scène.

«Le drame tient de la tragédie par la peinture des passions, et de la comédie par la peinture des caractères. Les deux électricités opposées de la comédie et de la tragédie se rencontrent et l’étincelle qui en jaillit, c’est le drame.» Victor Hugo, Préface à Ruy Blas

» Yves Beaunesne, en régisseur averti et méticuleux, tient parfaitement compte de la modernité et pérennité du Lorenzaccio en présentant une scène dégagée de tout superflu… […] Sur un rythme soutenu rapide, une suite variée de scènes expressives, caractérisant parfaitement les personnages dans toutes leurs facettes et motivations, traçaient avec virulence un tableau noir accusateur, non seulement du despotisme florentin mais de toutes les dictatures anciennes ou actuelles dans le monde. Tageblatt à propos de Lorenzaccio, Marc Weinachter

» À l’image de la façade typique de l’art mudéjar qui lui sert de décor, Le Cid mis en scène par Yves Beaunesne est le résultat d’un savant alliage, entre tradition du texte et modernité du jeu, flamboyance des rôles et complexité de la langue, costumes d’époque et dilemme atemporel. […] Le metteur en scène parvient alors à révéler le côté intemporel de cette tragi-comédie. www.sceneweb.fr à propos du Cid, Vincent Bouquet