News2016-11-06T12:34:22+01:00

NEWS

ESCHER THEATER
Le billet-édito de Carole Lorang directrice du Théâtre à Esch, pour la saison 2020-2021…

« Un personnage s’est alors imposé : Buster Keaton »

Notre saison 19/20 a été brutalement interrompue le 16 mars 2020. Des semaines difficiles ont suivi, sans certitudes sur nos engagements envers notre public, nos artistes et nos partenaires. Malgré l’assurance du respect des règles sanitaires, nous sommes conscients que le retour dans les salles de spectacles n’ira pas de soi. Mais les temps que nous vivons nous confirment sur les fondamentaux de notre culture : quoi qu’il arrive, nous aurons toujours besoin de raconter et d’écouter des histoires. Et de les partager avec autrui.

De la première moitié de la saison 19/20, je me suis rappelée beaucoup de moments magiques, des moments d’écoute et d’attention intenses et silencieux à la fois, des moments de joie aussi quand j’ai entendu des fous rires déferler sur la salle. Probablement, c’est le souvenir de ce genre d’expériences éphémères, faites d’un mélange d’émotion esthétique, de réflexions et de rencontres humaines, qui fait que nous éprouverons toujours le besoin de retourner dans les salles de spectacle.

Avant la crise sanitaire, nous avions pratiquement finalisé notre saison 20/21 avec des propositions théâtrales qui favorisent le rire. Un personnage s’est alors imposé, une référence pour de nombreux artistes que nous accueillerons : Buster Keaton. Connu pour sa technique corporelle exceptionnelle, il est associé à un humour décalé, lié à la mise en scène millimétrée d’un monde qui serait devenu fou et jetterait l’Homme, ce souffre-douleur virtuose, cette victime permanente qui pourtant n’abandonne jamais, dans des aventures inouïes.

Nous avons tous besoin à la fois de rire et de pleurer sur notre sort. Nous sommes des êtres tragicomiques et les temps difficiles que nous vivons, nous le rappellent. L’œuvre de Buster Keaton nous montre que, dès qu’il est question de la condition humaine, le comique et le tragique se côtoient, qu’ils sont même intimement liés.
Au plaisir de vous (re)voir bientôt.

 

Carole Lorang

 

extrait du site www.theate.esch.lu

FRANCE
Théâtres : des Molières à l’image des salles cette année, sans public Le 23 juin, la 32 e cérémonie des Molières se veut une renaissance du théâtre, mais sans spectateurs. France 2 la retransmettra en prime time, car le secteur à l’arrêt jusqu’en septembre, a besoin de visibilité pour faire revenir le public.

Publié le 4 juin 2020 à 17h00

« Nous avons décidé de maintenir la cérémonie des Molières : elle sera festive, inédite, engagée, sans public, mais diffusée le 23 juin sur France 2 à 21 heures. Car la saison, même tronquée, aura vu des spectacles naître, des artistes émerger. On est là pour se projeter dans l’après covid, même si nous sommes dans une incertitude absolue » souligne le président des Molières, Jean-Marc Dumontet .

« Ce sera conçu comme une émission avec beaucoup de témoignages et numéros d’artistes. On a loué le Châtelet pendant un mois pour y faire des captations » observe Michel Field, directeur culture et spectacle vivant à France TV.

Pour autant, comme chaque année, les Molières divisent, preuve que les enjeux sont importants. « Cela suscite des campagnes électorales qui dénaturent les choses. Et on ne sait pas exactement qui sont les votants » regrette Stéphane Hillel, directeur du Théâtre de Paris et président de l’Association pour le Soutien au Théâtre Privé.

« Comme les spectacles se sont interrompus le 15 mars, il y a un risque que certains votants n’aient pu les voir » observe Bertrand Thamin, codirecteur du Théâtre Montparnasse et président du Syndicat National des Théâtres Privés. Néanmoins les Molières restent une vitrine très utile, notamment pour les pièces qui partent en tournée.

Disponibilité des acteurs

Et le secteur en a bien besoin. « On se bagarre pour ne pas avoir à mettre en place à la fois la distanciation physique et les masques. Jouer dans une salle à moitié vide est démoralisant et pas viable pour les théâtres privés » souligne Bertrand Thamin. Sébastien Azzopardi, directeur du Palais Royal et du Théâtre Michel, dénonce « une double peine suicidaire » et plaide pour le seul port du masque comme dans les TGV où on peut être assis côte à côte. Jean-Marc Dumontet y voit d’ailleurs un signe d’espoir à l’horizon du 22 juin.

A part quelques exceptions, les directeurs n’envisagent pas de rouvrir avant mi septembre, voire début octobre. « Nous allons essayer de reprendre les spectacles interrompus mais il va falloir jongler avec les disponibilités des artistes. Et on ne peut rien mettre en vente tant que l’on n’a pas de date formelle de réouverture »explique le directeur du Théâtre de Paris .

Autre problème majeur : « que se passera-t-il si l’un des acteurs de la troupe attrape le Covid-19 et entraîne la mise en quarantaine de la troupe ? Comment se réassurer ? Auprès d’un fond garanti par l’Etat ou mutualisé entre nous ? » poursuit Stéphane Hillel.

Si Bertrand Thamin ne constate pas de défaillance à court terme grâce aux aides de l’Etat, il se dit lui soucieux à la rentrée de l’attitude du public, traditionnellement plutôt âgé…

Article extrait du website www.lesechos.fr

PARIS
LE BATACLAN, LE CASINO DE PARIS ET LES FOLIES BERGÈRE À VENDRE

Lagardère a décidé de se séparer de son pôle spectacle, Lagardère Entertainment. Ainsi, le Casino de Paris, le Bataclan et les Folies Bergère, sont notamment en vente.

Le quotidien économique Les Echos révèle aujourd’hui que le groupe Lagardère a décidé de mettre en vente son pôle spectacle, Lagardère Entertainment. Un pôle qui comprend, pour Paris, les salles du Bataclan, du Casino de Paris et des Folies Bergère. En régions, il est notamment question des concessions des arenas de Bordeaux et d’Aix. La mise en vente, dont Arnaud Lagardère n’attend pas moins de 70 millions d’euros, inclut également des tournées d’artistes (Jean-Louis Aubert, M, Florent Pagny…).

Les principaux repreneurs potentiels ont été contactés et ont tous décliné la proposition.
La période n’est pas la plus propice alors que, même si les salles de spectacle peuvent réouvrir partout en France dès ce lundi 15 juin 2020, on ne sait toujours pas quand les plus grands spectacles,avec des artistes internationaux et beaucoup de public,  reprendront pour de bon, notamment dans les salles de plus de 1.000 places alors que le Bataclan en contient justement 1.000, le Casino de Paris 1.500 et les Folies Bergères 1.670.
De plus, le Bataclan souffre encore des attentats du 13 novembre 2015, et le public peine encore à y revenir.
Aussi, les jauges réduites induites par la nécessaire distanciation sociale ne sont pas compatibles avec les coûts engendrés par ces types de spectacles.

 

Article extrait de www.sortiraparis.com

AVIGNON
Il y aura bien un festival, au Palais ! Du 16 au 23 juillet, les théâtres historiques de la cité organisent un cycle de lectures gratuit

Conférence de presse des 5 théatres permanents d’Avignon
Alain Timar , Gérard Gelas , Gérard Vantaggioli , Sébastien Benedetto , Serge Barbuscia

Article Extrait du site La Provence.com

l nous paraît impensable de laisser Avignon muette en juillet.” Ces mots de Serge Barbuscia reflètent en substance l’état d’esprit des “Scènes d’Avignon”, cette association qui regroupe les théâtres historiques de la cité des papes (hormis Golovine). Alors que les festivals In et Off ont été annulés, ces “acteurs” permanents de la ville ont décidé de monter eux-mêmes leur mini-festival, plutôt que d’entendre le murmure s’estomper au lointain. Ainsi, les directeurs des théâtres du Balcon, des Carmes, du Chêne Noir, du Chien qui Fume et des Halles mettent sur pied un imposant cycle de lectures du 16 au 23 juillet. Intitulé “Le souffle d’Avignon”, il devrait comporter, selon le président de l’association, Serge Barbuscia, “quatorze lectures animées par une cinquantaine de comédiens. L’idée est de faire entendre des textes contemporains, neuf seront d’ailleurs inédits, mais aussi d’être solidaire avec les artistes ; beaucoup d’entre eux auraient dû être programmés dans nos théâtres cet été”. Pendant une semaine, le raout prendra place au sein du Palais des Papes. Pas dans la Cour d’honneur dépourvue cette année de sa scène gargantuesque, mais dans le cloître voisin, plus intimiste. “L’entrée sera gratuite, sur réservation, on pourra accueillir à chaque représentation une centaine de spectateurs. Tout cela est en train de se construire, jour après jour”.

En présence des dramaturges

En juillet, Alain Timár (théâtre des Halles), Gérard Gelas (Chêne Noir), Gérard Vantaggioli (Chien qui Fume), Sebastien Benedetto (Les Carmes) et Serge Barbuscia (théâtre du Balcon), vont donner du souffle à Avignon avec ces lectures données dans le cloître Benoît XII du Palais des Papes ().PHOTOS CYRIL HIELY

Barbuscia, directeur du Balcon, mettra par exemple en voix un texte d’André Benedetto, Le jeune homme exposé : Gênes 2001. Gérard Gelas (Chêne Noir) lira, lui, son propre texte, Les gamins d’Avignon, qu’on suppute ancré dans son rétroviseur personnel, de l’autre côté du Rhône. Plusieurs dramaturges qui comptent en France seront présents : le Moliérisé Pierre Notte (L’homme qui dormait sous son lit), l’épatant passeur d’absurde Rémi de Vos (pour une présentation de Sosies, mis en scène par Alain Timár) et bien sûr le plus Marseillais des Avignonnais, Serge Valletti, qui reste l’un des auteurs de théâtre français les plus joués au monde. Si la distribution est en cours, on sait déjà qu’une partie notable des comédiens avignonnais les plus en vue de ces dernières années seront de la partie, d’Aïni Iften à Camille Carraz.

L’icône Rufus reviendra jouer au Palais des papes, 42 ans après avoir brillé dans la cour d’honneur dans En attendant Godot, face à Michel Bouquet, Georges Wilson et Fabrice Luchini (alors âgé de 16 ans). Quant à Virginie Lemoine, depuis quelques années également metteure en scène, cette fidèle d’Avignon-la-juillettiste assistera à la lecture de l’adaptation de Petit boulot pour vieux clown de Matéi Visniec, qu’elle aurait dû créer pour le Festival Off.

Concentrer “Le souffle d’Avignon” dans le seul Palais des papes ne relève en rien du hasard. C’est là, en septembre 1947, que Vilar inventa la décentralisation culturelle. Un grand commandeur que les directeurs des cinq théâtres considèrent, à minima comme une référence, à maxima comme un modèle. Enfants du TNP, les “Scènes d’Avignon” s’apprêtent donc à accoucher, en quelque sorte, des LNP : Lectures Nationales Populaires.

Et aussi Avignon : le Festival In va organiser une “Semaine d’art” à l’automne

 

 

 

 

[APPELS À PROJETS] Le Kinneksbond, Centre Culturel Mamer et les Théâtres de la Ville de Luxembourg sont heureux de vous annoncer le lancement de deux appels à projets, en ligne avec leur envie profonde de soutenir la création nationale :

👉 un appel à projets pour un dispositif scénographique, s’adressant à tous les scénographes, plasticien.ne.s et professionnel.le.s des arts du spectacle spécialisé.e.s dans la création de décors.
ℹ️ https://tinyurl.com/yby5usz3

👉 un appel à projets pour des performances pluridisciplinaires « hors les murs », s’adressant aux artistes, compagnies et collectifs d’artistes professionnels.
ℹ️ https://tinyurl.com/y7tqofl6

Les deux appels à soumissions sont ouverts aux artistes installé.e.s sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg ou faisant preuve d’un engagement dans la scène artistique et culturelle nationale.

Date limite de remise des dossier : 3 juillet 2020.

À vos marques, prêts, postulez ! 💪

 

 

 

 

MARCEL MARÉCHAL
Comédien, metteur en scène et fondateur de La Criée à Marseille, est mort Icône du théâtre français, il a dirigé les plus grands théâtres français. Il s’est éteint à 83 ans.

Article extrait de: Francetvinfo.fr

Le comédien et metteur en scène Marcel Maréchal, ancien directeur du Théâtre du Rond-Point à Paris et fondateur de La Criée, Théâtre national de Marseille, est décédé à l’âge de 83 ans, a annoncé vendredi son fils à l’AFP.

 

“Mon père est mort cette nuit chez lui à Paris des suites d’une fibrose pulmonaire. Il avait 83 ans”, a indiqué son fils Mathias, également comédien. Metteur en scène, comédien et écrivain, Marcel Maréchal était né en 1937. Fondateur du théâtre du Cothurne à Lyon, il avait fait débuter de nombreux artistes dont Pierre et Catherine Arditi, Maurice Bénichou ou encore Bernard Ballet.

Auteur, comédien, metteur en scène

Après Lyon, où il avait dirigé le Théâtre du Huitième, il se rend à Marseille où il est nommé à la tête du Théâtre du Gymnase. En 1981, avec François Bourgeat, il fonde La Criée, Théâtre national de Marseille. Quatorze ans après, toujours avec François Bourgeat, il devient le directeur du Théâtre du Rond-Point, jusqu’en 2001 avant de prendre la tête des Tréteaux de France (jusqu’en 2011).

 

Auteur, Marcel Maréchal a notamment écrit Une anémone pour Guignol (1975), Conversation avec Marcel Maréchal (1983), Rhum-Limonade (1995) et Saltimbanque (2004). Il s’était également livré à des adaptations de grands classiques comme Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas ou Capitaine Fracasse de Théophile Gautier.

INA.FR

En tant que metteur en scène, Marcel Maréchal n’a eu de cesse d’alterner création de textes classiques et contemporains. Il a ainsi monté Cavalier seul et Opéra du monde de Jacques Audiberti, Badadesques de Jean Vauthier, Cripure de Louis Guilloux ou les grands textes de Musset et Molière.