News2016-11-06T12:34:22+01:00

NEWS

LUXEMBOURG
EMPLOI OFFRE
Pour sa gestion administrative et quotidienne, l’asbl BANANNEFABRIK recherche un RESPONSABLE FREELANCE H/F pour une tâche à temps partiel, à raison de 10 heures par semaine.

 

Missions :

  • Gérer les besoins des membres de l’asbl : TROIS C-L, MASKéNADA, THEATER FEDERATIOUN, Théâtre du Centaure
  • Gérer les plannings et des réservations de salles
  • Gérer le matériel technique en lien avec le responsable technique
  • Superviser la comptabilité : établir devis et factures clients, contrôler les paiements, faire le suivi de la comptabilité fournisseurs, tenir les registres de caisse en lien permanent avec les membres et la fiduciaire
  • Coordonner des éventuels travaux de rénovation ou d’entretien du bâtiment avec tous les partenaires
  • Tenir à jour et à disposition tous les documents de l’ASBL
  • Préparer des réunions, rédiger des rapports
  • Présenter les décomptes annuels lors des assemblées générales
  • Assurer une présence régulière sur place pour un bon suivi

 

Qualités requises :

  • Réactivité et flexibilité
  • Bonne communication
  • Rigueur et autonomie
  • Organisation

 

Pour postuler, merci d’envoyer votre candidature (CV détaillé & lettre de motivation) avant le 30 juin 

par voie postale à
Banannefabrik asbl
12, rue du puits
L-2355 Luxembourg

ou par email à
info(at)theater.lu

Spectacle vivant au Luxembourg
Les professionnels travaillent pour retrouver leur public au plus vite dans des conditions respectant à la fois les normes sanitaires mais aussi l’exigence artistique !

Depuis ce matin 29 mai 2020, les théâtres et les centres culturels ont la possibilité de rouvrir leurs portes au public, sous certaines conditions sanitaires, conformément à l’annonce faite par le Gouvernement le lundi 25 mai en lien avec la phase 3 du déconfinement.

Une annonce très attendue par l’ensemble du secteur des arts de la scène – qui salue par ailleurs le plan de relance culturelle et les différentes aides financières à destination de la création nationale et des structures conventionnées que le ministère de la Culture a annoncé lors de sa conférence de presse de mercredi – mais qui ne nous permet pas d’accueillir de nouveau nos spectateurs dans l’immédiat et ne permet donc pas aux publics de retrouver tout de suite leurs spectacles, pièces de théâtre, créations chorégraphiques, représentations d’opéra, de cirque nouveau ou leurs productions jeune public habituels.

Avec la crise du coronavirus, toutes les institutions ont dû mettre leur saison 2019/20, dans un premier temps en pause, puis l’arrêter définitivement avec le prolongement du confinement. Chaque projet scénique – création comme reprise – demande des répétitions pouvant durer jusqu’à six semaines, pendant lesquelles les artistes doivent être disponibles. Des dates qui doivent donc être bloqués en amont pour toute l’équipe. C’est pourquoi les saisons artistiques sont normalement programmées avec un an d’avance ou plus. Et c’est pourquoi il n’est actuellement pas possible de redémarrer instantanément la saison 2019/20.

D’autant que les différentes institutions culturelles doivent encore développer et mettre œuvre des solutions afin de préserver cette convivialité inhérente à nos lieux et de garantir des conditions de travail qui sont en adéquation avec les spécificités de notre secteur – le tout dans le respect des conditions sanitaires restrictives qui sont de mise pour l’instant.

C’est en ce sens que la THEATER FEDERATIOUN, Fédération Luxembourgeoise des Arts de la Scène qui regroupe théâtres, centres culturels, compagnies et artistes indépendants, en lien avec le ministère de la Culture, le Réseau Luxembourgeois des Centres Culturels Régionaux et l’ASPRO (Association luxembourgeoise des Professionnels du Spectacle Vivant), travaille d’arrache-pied pour aboutir à un protocole permettant à la fois une sécurité sanitaire maximale pour les publics et la liberté artistique dont les professionnels ont besoin sur scène.

Parmi ces propositions les deux principales sont :

  • Un assouplissement, dès que la courbe épidémique le permettra, des mesures sanitaires applicables aux répétitions et aux représentations – distance de 2 mètres entres les artistes ou port du masque sur scène obligatoire – afin de garantir que les équipes artistiques puissent exercer leur métier sans contrainte portant atteinte à l’essence même de leur pratique.

  • Une réévaluation du nombre de spectateurs pouvant être accueillis – pour l’instant souvent limité à moins de 20 % de la jauge habituelle de chaque salle –, en prenant exemple de ce qui se fait dans les secteur Horesca, du transport public (bus, trains, avions), des soins esthétiques à la personne, etc.

Un groupe de travail spécifique sur le déconfinement a donc été mis en place au sein de la THEATER FEDERATIOUN, en collaboration avec le ministère et le Réseau. Ses réunions ont déjà abouti à différentes propositions, en partie inspirées par des choix faits par des pays étrangers (Suisse, Pays-Bas, Allemagne, Belgique, France), pour la reprise des activités artistiques et sur la réouverture au public des salles de spectacles. Dans un esprit collaboratif, ces recommandations ont été partagées avec la Direction de la Santé, par le biais du ministère de la Culture. Cela dans le but de rendre possible et viable une reprise des représentations des arts du spectacle dès le début de la saison 2020/21, en septembre ou octobre. Une saison pendant laquelle les publics pourront également, enfin, découvrir les projets reportés entre mars et juillet 2020.

Les professionnels des arts de la scène ont hâte de revoir les artistes sur scène et d’ouvrir en grand leurs portes aux publics. Nous sommes néanmoins contraints à vous demander un peu plus de patience avant de pouvoir revivre l’expérience unique du spectacle vivant, en toute sérénité et dans les meilleures conditions possibles ; les conditions permettant une réouverture immédiate ne sont pas présentes pour l’instant. En attendant, ils leur donnent rendez-vous le 12 septembre prochain sur la place d’Armes de la capitale pour le traditionnel « Lancement de la saison théâtrale ».

Pablo Chimienti
Chargé de communication et des relations publiques
THEATER FEDERATIOUN

CARNET NOIR
Jay Schiltz
Un Auteur Luxembourgeois nous quitte…

L’ancien journaliste, homme de scène et de mémoire est décédé à l’âge de 62 ans, des suites d’une longue maladie.
Son timbre de voix résonne encore dans les oreilles des auditeurs et téléspectateurs de RTL, puis de 100,7.
Notre ancien confrère, Jay Schiltz, est décédé à l’âge de 62 ans, des suites d’une longue maladie.

Journaliste sur RTL puis rédacteur en chef de radio 100,7, il était aussi connu pour sa passion d’acteur et d’auteur pour cabaret et de pièces de théâtre aux textes invitant à la réflexion sur notre société, par la satire et l’humour.

Jay Schiltz avait aussi œuvré depuis 2000 comme vice-président de l’association «Témoins de la deuxième génération» pour «lutter contre l’intolérance, le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme» en organisant notamment chaque année des visites avec des élèves, étudiants et enseignants luxembourgeois au camp d’Auschwitz.
( Écrit par Publié Le 20.05.2020 • Édité Le 23.05.2020 )

Jay Schiltz est le fils de Roger Schiltz. Après avoir passé son baccalauréat à l’Athénée de Luxembourg en 1978, il fut d’abord employé auprès de la Société nationale des chemins de fer luxembourgeois avant d’intégrer en 1985 l’administration communale de Steinfort. Au début des années 1990, il se lança dans le journalisme et travailla d’abord au sein de la rédaction de RTL Radio Lëtzebuerg, puis, à partir de 1998, à RTL Télé Lëtzebuerg. De 2002 à décembre 2013, Jay Schiltz fut rédacteur en chef de la radio socioculturelle 100,7, poste dont il a démissionné pour éviter les conflits d’intérêts lorsque son épouse Francine Closener entra comme secrétaire d’Etat au gouvernement Bettel-Schneider. Jusqu’en janvier 2048, il s’occupa du journal du matin à la radio 100,7. De janvier 2004 à mai 2014, il présenta le commentaire Chronik des Monats dans Kulturissimo. Une sélection de ses commentaires de la radio parut dans No comment.

Jay Schiltz fait du cabaret et écrit des pièces de théâtre en luxembourgeois ainsi que des récits en allemand. Depuis 2000, il coécrit les textes de la troupe Cabarenert, entre autres avec Roland Gelhausen. Nous leur devons les spectacles Onkraut vergeet net, Endstatioun Genzucht, Fixfeier, Maach d’Kräiz an alles bleift besser et Schwamm driwwer. En 2004, Jay Schiltz se produisit en solo dans le spectacle An Eck-doten sur la scène du café Inouï à Redange/Attert. En 2006, il conçut le spectacle Béierdeckelsgespréicher pour la troupe Kabaret Roude Léiw. Ont suivi dans cette série, en 2010, les programmes Ex Cathédral dans les maisons culturelles à Mersch et à Niederanven ainsi que, après une pause prolongée, No politics (2016).Dans ses textes, Jay Schiltz dénonce le semblant d’harmonie et de dureté, tant émotionnels que physiques qu’il présente comme des concepts bourgeois, tout en critiquant l’Église et le monde politique.

En 1992, Jay Schiltz fit ses débuts comme auteur dramatique à Differdange avec la pièce Game over, datant de l’année précédente. Par la suite, il écrivit Schäinhellegerowend (1992) pour la troupe itinérante Thespis, dont fit partie Raoul Biltgen, Eng Schnéischepp, Chrëschtdag, an eng Rees an Italien (1996), E Wäibierg an Alaska (2005) et la suite Wéi wäit nach bis Alaska? (2014). Dans ses pièces satiriques et caricaturales,Jay Schiltz s’attaque aux classes moyennes luxembourgeoises et à la petite bourgeoisie, dont le mode de vie et les vues sur l’histoire, la politique et la société sont dénoncées comme racistes, hypocrites et utilitaristes. D’autres sujets de prédilection de Jay Schiltz sont les relations tendues entre la jeunesse et la génération de leurs parents, ainsi que les difficultés de communication intergénérationnelle. La comédie tragique De Schaf (2009) est un monologe d’un marginal dans la tradition du théâtre de l’absurde.  Plusieurs pièces furent représentées au Festival de théâtre de Steinfort, dont Wanterdreem (2007), Papa, tu dors? (2008), De Schaf (2009) et Changement de voie (2011).En octobre 2013 suivit Ängri ould birds, mis en scène par la troupe de théâtre DenTheater.lu. Trois pensionnaires mécontents d’une maison de rettraite, ayant gagné le gros lot au loto, critiquent une société matérialiste et révèlent leurs aspirations. À cette pièce suivit E Kapp voller Wolléken (2014).

Dans le récit Aschengänger, Jay Schiltz se base sur des témoignages pour entretenir le souvenir de la Shoah et met en relation les descriptions du quotidien dans les camps de concentration avec le mythe d’Ahasvérus. Il réalisa cet ouvrage à la suite d’un voyage scolaire à Auschwitz, organisé en 1996 dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre le racisme et maintenu depuis par l’association Les Témoins de la deuxième génération. Jay Schiltz a été membre de la LSV jusqu’à la dissolution de celle-ci en 2016.
( texte extrait du site Centre national de Littérature )

STAGES THEATRE D’ÉTÉ
L’ACADEMIE THEATRE JEUNES & ADULTES ÉTÉ 2020 aura lieu !
Les Stages Découvertes pour jeunes de 8 à 15 ans.
Voici le programme des stages des Vacances de l’été 2020, inscrivez-vous !!!

 

Cliquez ci dessus pour connaitre les dates et stages et toutes les informations sur notre site.

A la Comédie-Française, « difficile d’envisager des acteurs non masqués sur scène face à un public masqué »

Eric Ruf lors des répétitions de Roméo et Juliette à la Comédie-Française, en 2015. VINCENT PONTET

Article paru dans

La Comédie-Française a fermé, mais la Comédie-Française joue toujours. Sur Internet, à distance, avec les moyens du bord, au nom d’un art vivant qui entend bien le rester même en temps de confinement. Durant deux heures, lundi 27 avril, Eric Ruf, administrateur général de la Comédie-Française, a répondu en direct aux questions des lecteurs du Monde.fr sur la situation actuelle de l’institution culturelle et ses perspectives à court et moyen termes. Morceaux choisis.

Myriam big fan : Comment imaginez-vous la rentrée de la Comédie ? Et comment vont les comédiens ?

Je ne peux pas imaginer la rentrée de la Comédie-Française sans la présence du public. Et elle ne sera possible que dans des conditions sanitaires générales, dont nous n’avons pas encore connaissance. Le grand bonheur du théâtre est qu’on partage un même espace, je peux donc difficilement envisager, par exemple, une distribution sur scène non masquée face à un public masqué.

Le répertoire n’est fait que de disputes et d’épousailles. Comment répéter et représenter ces histoires en se tenant à plusieurs mètres les uns des autres ? Il y a soixante-dix métiers à la Comédie-Française, qui chacun vont demander des précautions particulières, il est difficile d’avoir une réponse globale aujourd’hui.

Les comédiens se raccrochent à l’opération « La Comédie continue ! » pour exercer leur art, même dans des formes inhabituelles. Dans ce sens, cette chaîne a des vertus pour le public, mais aussi en interne. Le théâtre est un des arts les plus collectifs qui soient, ils sont tous extrêmement impatients de pouvoir l’exercer à nouveau.

Scapin confiné : Pouvez-vous nous raconter la genèse de ce que vous avez mis en place [l’opération « La Comédie continue ! »] ?

Quand le confinement a commencé, nous nous sommes posé la question de ce qu’il serait le plus pertinent d’offrir au public. Très vite nous avons pensé à nos deux trésors : le lien avec les comédiens de la troupe de la Comédie-Française et la qualité de nos archives audiovisuelles. Nous nous sommes organisés en une dizaine de jours, en télétravail, pour offrir chaque jour un programme différent de 16 heures à 23 heures, contextualisé et éditorialisé par les acteurs.

L’idée était de créer des rendez-vous, comme lorsqu’on va au théâtre, et que cette WebTV soit fidèle à notre activité. Nous avons divisé la journée en plusieurs tranches destinées à différents publics : scolaires, enfants, amoureux du théâtre ou curieux de cet univers. Et nous programmons également deux levers de rideau par jour, correspondant à l’heure de nos représentations habituelles : 18 h 30 au Studio-Théâtre et 20 h 30 à la Salle Richelieu et au Théâtre du Vieux-Colombier.

Les comédiens de la Comédie-Française jouent sur YouTube pendant l’opération « La comédie continue! », réponse de l’institution au confinement.
Les comédiens de la Comédie-Française jouent sur YouTube pendant l’opération « La comédie continue! », réponse de l’institution au confinement. Capture d’écran

Marceau : Le théâtre mais aussi le chant sont-ils considérés comme des activités à risque particulièrement élevé de transmission du virus par l’émission d’aérosols et postillons ?

Oui, on parle fort au théâtre parce qu’on joue habituellement sans micro et cette profération constitue un risque plus important de transmission, comme la proximité des corps dans des histoires de guerre et d’amour. Les comédiens, s’ils sont impatients de reprendre, se posent beaucoup de questions sur les conditions nécessaires, leur corps, leur voix étant leurs outils de travail.

Zerbinette : Comment repenser la place du spectateur dans un théâtre à l’italienne ? Y aura-t-il des masques Comédie-Française ?

Les théâtres à l’italienne ont la réputation (et ce n’est pas totalement indu) de manquer de place entre les fauteuils. Je n’ai pas encore de réponse sur ce que sera le dispositif pour les spectateurs.

S’il ne s’agit que de masques (customisés !), nous serons ravis de les imaginer !

Un Strasbourgeois : Ne serait-il pas possible de diffuser vos captations par abonnement à domicile (sur le modèle par exemple de la Philharmonie de Berlin) ? Ce serait un enchantement pour le provincial que je suis, incapable de toujours se déplacer à Paris.

Cher Strasbourgeois, je suis de l’Est moi aussi. Nous proposons déjà une offre de SVoD sur abonnement par notre partenariat avec l’INA et la crise que nous traversons nous fait réfléchir à de nouveaux modèles.

Des canards devant la Comédie-Française, à Paris, le 10 avril, visiblement déçus d’avoir trouvé les guichets fermés.
Des canards devant la Comédie-Française, à Paris, le 10 avril, visiblement déçus d’avoir trouvé les guichets fermés. GONZALO FUENTES / REUTERS

Anastasia : Comment éviter la perte de compétences des acteurs et des actrices pendant plusieurs mois sans répétition ? Comment maintenir la dynamique de troupe ?

Les risques que vous pointez sont avérés. « La Comédie continue ! » est une réponse, sans doute pas suffisante mais réelle. Les comédiens fournissent près de 150 vidéos différentes par semaine, ils échangent des pastilles comme on échange des répliques, c’est en tout cas suffisant pour le moment pour maintenir leur cohésion et leur soif. J’espère que nous pourrons recevoir du public cet automne, mais au moment où Mère Nature nous rappelle à son désordre, qui pourrait l’affirmer sérieusement ?

Un collègue lyonnais : Quelles décisions ont été prises concernant les salaires et la question du chômage partiel pour vos salariés (CDI, CDD et intermittents) ? L’Etat vous garantit-il vos subventions ?

La question du chômage partiel ne se pose pas pour nous car nous n’y sommes pas éligibles. Je fais tout pour maintenir les salaires le plus longtemps possible. Concernant les subventions, je n’ai pas d’indication dans un sens ou dans l’autre.

Matisse : Historiquement, est-ce que la production artistique se galvanise autour d’événements historiques ? Est-ce qu’en 2021 vous attendez une vague de créations autour des sujets soulevés par le confinement ?

J’ai remarqué souvent que c’est l’oreille des spectateurs qui s’aiguise, se précise plutôt que les sujets qui changent. Le répertoire est plein des sujets que vous évoquez. Ecouter par exemple Platonov s’exclamer « ça sent la chair fraîche ! » en arrivant en société après six mois d’enneigement aura d’étranges réminiscences chez nous.

Il me semble que dans ces moments-là on puise plutôt des réponses objectives dans la littérature que chez les spécialistes et dans ce sens-là, ce sont les événements historiques qui nous rendent curieux et assoiffés de réponses complexes, paradoxales, celles des poètes.

Minfiu : La création d’une pièce pour un format vidéo est-elle pensable ?

Toute forme de captation s’accompagne d’une création, la télévision, le cinéma en témoignent. Dans des conditions sanitaires sans doute plus simples à organiser. Nous filmons en direct avec Pathé Live, et cette forme de captation rencontre son public. Je pense toujours qu’entre la captation et le spectacle vivant, c’est comme lorsqu’on explique les lignes parallèles aux enfants, elles ont beau être très proches, elles ne se rejoignent jamais. Nous nous retrouverons dans des salles, je ne sais pas quand, parce que nous avons ce réflexe presque animal de se sentir, de s’estimer. Ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Si cela n’est plus possible, il me semble que ce n’est pas pour le théâtre qu’il faudra s’inquiéter, mais pour l’ensemble de nos activités humaines.

Argante : Pardon de vous parler de sous, mais la Comédie-Française est-elle en péril, financièrement, en raison de l’absence de représentations ?

La Comédie-Française est en péril financièrement car les ressources propres (billetterie, tournées, captations, etc.) sont indispensables à son équilibre. Mais elle a l’avantage de son histoire, de sa réputation et de ses forces vives : la permanence de ses personnels et de la troupe. Ce n’est pas le cas de beaucoup d’acteurs de ce métier, les plus fragiles et pourtant si essentiels à la création.

Martin : Après une longue période de grève du personnel, ce sont désormais les mesures sanitaires qui nous empêchent de découvrir votre extraordinaire travail. 2020 semble être une année noire pour vous. Comment la Comédie-Française peut-elle se relever financièrement ? Allez-vous augmenter le prix des places dans le futur ? Comment vous aider ?

Nous sommes très attachés à notre mission de service public et à conserver notre capacité à accueillir le public le plus large possible. L’augmentation des tarifs n’est pas une réponse miraculeuse. Nous mettons en œuvre un plan de redressement budgétaire qui, j’espère, sera une réponse suffisante à cette annus horribilis. Votre présence, dès qu’elle sera possible, sera la meilleure manière de nous aider.

CHANGEMENT DE DIRECTION à LA KULTURFABRIK, SERGE BASSO PREND SA RETRAITE FIN 2020….

 

Serge Basso

Le conseil d’administration a le plaisir de vous annoncer la nomination de René Penning, jusqu’alors directeur financier et administratif, comme directeur du Centre Culturel Kulturfabrik, aveceffet à partir du 1er mai 2020.

La passation de direction de la Kulturfabrik a été actée, à l’unanimité, lors du conseil d’administration du 10 avril 2020. Jusqu’à présent, Serge Basso de March et René Penning se partageaient la direction de la Kulturfabrik et dorénavant, celle-ci sera dotée d’une direction unique.

Serge Basso de March annonce ainsi son départ en retraite à compter du 31 décembre 2020, après une fructueuse et heureuse collaboration de 18 ans. Jusqu’à cette date, il exercera en qualité de conseiller dans les projets de restructuration et de stratégie et assurera le transfert de compétences et d’expertise.

En novembre 2002, Serge Basso de March a repris la direction de l’association et a relevé le défi de faire revivre cette structure alors en difficulté financière. En 2010, la Kulturfabrik franchissait un nouveau pas dans sa démarche de professionnalisation.

 Après avoir occupé la fonction de programmateur musiques actuelles jusqu’en 2006 et de responsable administratif de 2006 à 2010, René Penning a alors été nommé directeur financier et administratif.

Serge Basso de March a su, en temps voulu, identifier, accompagner et former René Penning au poste de directeur en vue d’une passation.

Celle-ci a été réalisée progressivement tout au long de ces 13 années, et ce de manière exemplaire, afin d’assurer l’héritage, la continuité et le futur développement de la Kulturfabrik. C’est dans cette optique,

qu’en 2018, ils proposèrent au conseil d’administration de lancer une réflexion avec les équipes de la Kulturfabrik en vue de la rédaction d’une stratégie générale dont le projet final sera présenté en 2021.

Aujourd’hui, la Kulturfabrik se trouve, au vu de son état financier et de ses effectifs, dans une situation positive et à une période charnière de son développement. Avec le concours du conseil d’administration, René Penning et Serge Basso de March entament donc la dernière phase d’une harmonieuse collaboration.

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René Penning devient directeur unique de la Kufa  (article PAPERJAM )

René Penning, figure depuis longtemps associée à la Kulturfabrik, en deviendra l’unique directeur le 1er mai prochain.  (Photo: Kulturfabrik)

Au 1er mai prochain, René Penning prendra les rênes du Centre culturel Kulturfabrik, dont il était jusqu’à présent directeur financier et administratif. Il remplace ainsi Serge Basso de March, qui prend sa retraite.

La passation de direction de la Kulturfabrik a été actée, à l’unanimité, lors du conseil d’administration du 10 avril 2020. Jusqu’à présent, Serge Basso de March et René Penning se partageaient la direction de la Kulturfabrik, et dorénavant, celle-ci sera dotée d’une direction unique.

Serge Basso de March annonce ainsi son départ en retraite à compter du 31 décembre 2020, «après une fructueuse et heureuse collaboration de 18 ans». Jusqu’à cette date, il exercera en qualité de conseiller dans les projets de restructuration et de stratégie et assurera le transfert de compétences et d’expertise.

«Serge Basso de March a su, en temps voulu, identifier, accompagner et former René Penning au poste de directeur en vue d’une passation. Celle-ci a été réalisée progressivement tout au long de ces 13 années, et ce de manière exemplaire, afin d’assurer l’héritage, la continuité et le futur développement de la Kulturfabrik», précise le centre culturel d’Esch-sur-Alzette dans son communiqué de ce jour.

www.kulturfabrik.lu

AVRIL 2020 NEWS
Claude Mangen nouveau président de la THEATER FEDERATIOUN au Luxembourg!

La Fédération Luxembourgeoise des Arts de la Scène (THEATER FEDERATIOUN) a tenu, ce mercredi 22 avril, par visioconférence, son Assemblée générale annuelle.

Comme prévu lors de l’Assemblée générale 2019, le duo présidentiel de la fédération, a échangé ses rôles. Ainsi Claude Mangen, directeur du Mierscher Kulturhaus, prend la présidence, tandis que l’ancien président, Nicolas Steil, président du TOL, devient vice-président.

Les reste du Conseil d’administration de la fédération reste, lui, inchangé :
Christian Kmiotek, Trésorier
Myriam Muller, Bernard Baumgarten, Peggy Wurth, Jill Christophe, Jérôme Konen, Carole Lorang et Tom Leick, Membres.

« En ces temps de crise, l’union entre les membres de la THEATER FEDERATIOUN est vitale !» note le nouveau président, Claude Mangen. « Le secteur des arts de la scène, trop souvent oublié dans les discours politiques actuels, doit montrer son visage et faire preuve d’une force commune qu’on ne pourra plus ignorer. A nous tous, membres de la FLAS – grands ou petits théâtres, centres cultures, compagnies ou représentations d’artistes – de nous faire entendre pour préparer un avenir prometteur sur les scènes luxembourgeoises ».

Crédits photo : boshua

FOCUS EUROPA…. Dans des temps où l’Europe politique semble menacée de toutes parts, quelle est la place du théâtre?

 Les pièces et projets internationaux montrés dans le cadre du Focus Europe seront accompagnés par une table ronde en début de semaine (4 mai 2020) et une série de discussions et lectures autour de l’Europe politique, économique et artistique. Le programme détaillé sera communiqué ultérieurement.
Voir le programme du Grand Théâtre à Luxembourg